Textile et biodiversité : un enjeu pour notre futur !

La préservation de la biodiversité est un enjeu pour l'industrie textile mais aussi pour chaque citoyen et consommateur qui doit prendre conscience de l'urgence et consommer autrement !

MODE DURABLE ECONOMIE CIRCULAIRE MODE ÉTHIQUE

stephanie

2021-05-11 1 min read

Préservation biodiversité et textile

Accélération de l'extinction des espèces et effondrement de la bio-diversité

Si l'extinction des espèces est un phénomène naturel, l'accélération phénoménale des disparitions d'espèces que nous connaissons ces dernières décennies et en particulier ces dernières années, est extrêmement inquiétante. Sébastien Moncorps, directeur Français de l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) , estime qu’on est aujourd’hui à un taux 100 fois supérieur à ce qu’il devrait être.
Tous les milieux naturels sont atteints, à commencer par les milieux marins et aquatiques où le plancton est pollué par les particules plastiques, les poissons par les métaux lourds, etc. Ainsi 39 % des espèces marines ont décliné depuis la fin des années 70, et ce déclin atteint 76% chez les espèces en eau douce. De leurs côtés, l'agriculture et l'élevage intensifs, toujours plus gourmands en espace, accélèrent la disparition de forêts et de zones humides (mangrove, etc.) et l'usage des pesticides contamine l'eau et les éco-systèmes.


Ne pas confondre se faire plaisir et sur-consommation. Une autre consommation est possible, à nous de l'inventer chaque jour. 

Les attentes du consommateur de demain

Nous pouvons percevoir au niveau global un changement de comportement du citoyen et du consommateur. L’industrie du textile est en déclin, la baisse du chiffre d’affaire moyen n’est pas simplement corrélée à une baisse de pouvoir d’achat. Dans tous les domaines de la consommation de produits, la tendance est à la baisse… 

Il est estimé que des consommateurs âgés de 25-35 ans dépenseront 150 milliards de dollars dans des biens durables d’ici 2021.

Alors qu’attendent-ils des marques ?

La recherche d’engagement

Le consommateur de demain est beaucoup plus attentif aux valeurs des entreprises à qui il achète des biens. Il est sensible au fait qu’il est impératif d’agir en faveur de la cause environnementale et sociale, et il attend des entreprises et des gouvernements des actes en ce sens. 

A titre d’exemple, une enquête mondiale de Nielsen, en août 2018, révèle que 81% des consommateurs considèrent important que les entreprises aident à améliorer l’environnement, et parmi eux, la génération Y souligne que c’est ‘extrêmement’ ou ‘très’ important à 85%. 

Une recherche menée par the Haas School of Business at Berkeley en Californie indique que parmi la génération Y, 9 personnes sur 10 affirment qu’elles changeraient de marque et opteraient pour celles qui s’engagent pour une cause   

La tendance est la même en France : un sondage IPSOS de septembre 2019 montre que « près de 2 Français sur 3 (65%) affirment aujourd’hui que l’engagement des marques et des entreprises en matière de développement durable constitue un critère de choix important au moment de leurs achats mode/habillement. Pour ces 65% de la population, trois critères sont primordiaux : une fabrication respectueuse de l’environnement (60%), une fabrication dans des conditions de travail décentes et des employés justement rémunérés (60%), et des vêtements contenant moins de substances toxiques (54%). ». 

Quant aux plus jeunes, nous remarquons, en parallèle à cette attente d’engagement, une forte défiance vis-à-vis des entreprises et des institutions. Les actions menées par Greta Greta Thunberg font d’elle le symbole du mouvement croissant de jeunes militants pour la lutte contre le changement climatique, « Il nous faut une nouvelle façon de penser. Le système politique que vous [adultes] avez créé n'est que compétition. Vous trichez dès que vous pouvez car tout ce qui compte, c'est de gagner. Nous devons coopérer et partager ce qui reste des ressources de la planète d'une façon juste. »  . « The Deloitte Global Millennial Survey 2019 »  révèle les mêmes tendances aux Etats-Unis et en France :

- 73% des jeunes générations (Y et Z) ne pensent pas que les leaders politiques ont un impact positif sur le monde

- 27% n’ont aucune confiance dans les media en tant que source d’informations fiables et précise (53% ont un peu confiance)

- Concernant leur approche consumériste, 42% disent avoir commencé ou continué à acheter des produits d’une marque parce qu’ils ont perçu que sa marque ou services avaient un impact positif sur la société ou l’environnement. 37% ont arrêté ou réduit leur relation avec une marque si son comportement n’était pas éthique, inversement, 36% ont accentué ou démarré une relation avec une marque parce qu’elle était éthique.

De plus, une étude d’Abilways en 2016 affirme que 89 % des Français seraient également prêts à quitter une marque s'ils s'estimaient dupés.

Selon un sondage d’IPSOS en octobre 2019 , 65% des Français affirment aujourd’hui que « l’engagement des marques et des entreprises en matière de développement durable constitue un critère de choix important au moment de leurs achats mode/habillement. », et que pour ceux-là, trois critères sont primordiaux :

- une fabrication respectueuse de l’environnement (60%)

- une fabrication dans des conditions de travail décentes et des employés justement rémunérés (60%)

- des vêtements contenant moins de substances toxiques (54%).

La confiance par la transparence

Une étude Ipsos de mars 2016  révèle que :

- 88% des Français font confiance aux associations de défense des consommateurs… mais pour le reste, 52% n’ont confiance qu’en eux-mêmes pour faire face aux problèmes actuels de la société

- 41 % des Français estiment que les entreprises sont surtout douées pour satisfaire leurs actionnaires

- 4 % des Français pensent qu’ils sont réellement écoutés par les entreprises

- 72 % des Français attendent responsabilité et transparence de la part marques et des entreprises

Selon Laetitia Faure, fondatrice d’Urban Sublime, « tous les signaux le montrent : la recherche de transparence excède la simple cible des jeunes, nous sommes tous des millenials » .

Alors oui, le consommateur de demain remet (un peu) en question la société de consommation. Il devient vegan, pratique le « zéro déchet », fabrique son savon et son dentifrice, achète bio et en vrac, boycotte les pailles en plastique, etc. Il réfléchit avant d’acheter. Il se méfie des marques, des institutions, des pouvoirs publics. Il a compris que le marketing est essentiellement intéressé par le profit de la marque et il rêve d’un marketing dont l’attention serait partagée entre son profit et sa contribution à améliorer la société.

Le consommateur de demain veut des preuves, et sait qu’une action vaut mieux que mille mots… 

Bref, le consommateur évolue, et il y a fort à parier qu’il va faire évoluer les industries et les mentalités.

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